Thursday, December 01, 2005

CORRESPONDANCE PORNOLOGYQUE

[Recu le 5 aout 2005]

Cher André,

Heureux d'avoyr de tes nouvelles.

Ce que tu me contes là à propos de votre congrès ne me surprend malheureusement guère. Ce type de réactyon annoncée au seyn de cette machynatyon néolybérale huylée, comme une pyramyde fornycante sadyenne peut
l'être - dans la meylleure acceptyon dyx-huytyèmyste du terme - je pense aux gravures lycencyeuses quy montrent des acrobatyes classyques, des surmontages de corps éduqués quy s'enculent en couronnes ou en tours ; bref l'achytecture, l'archytecture est notre ennemye la plus féroce – cette machynatyon donc, étayt prévysyble.

De quoy d'autre avez-vous été les vyctymes durant ces premyères journées synon de l'archytecture : du constructyvysme catatonyque d'une socyété quy sayt sortyr à tout moment son joker achytectural : à savoyr la carycature de la lybératyon. Autrement dyt ce quy est présenté comme un acquys…et de ce fayt n'ayant plus besoyn d'être l'objet d'un débat.. « de la pornographye ? on en a !… ».


Utopye v/s avenyr

La force de l'ordre ytyphallyque dont j'ay parlé dans mon essay est celle du symulcare, l'art de symuler. Or que symule l'ordre ytyphallyque ? l'Utopye… et ce que ne comprend pas l'ordre ythyphallyque c'est la nature même de l'Utopye qu'yl place connement dans le futur… l'à-venyr…

Erreur grossyère, ygnoble..mays est-ce réellement une erreur ? Angoyssante questyon. Car l'Utopye ne se sytue qu'au présent. Et c'est byen cela quy effraye l'ordre ythyphallyque : que l'Utopye puysse se réalyser mayntenant. Le seul mode de réalysatyon de l'Utopye c'est ce quy se passe mayntenant, ce quy se désyre mayntenant et de ce fayt tend à vouloyr être mayntenant. En d'autre terme l'Utopye c'est la réalysatyon même de l'Utopye ou encore réalyser l'Utopye c'est ce quy constytue la rayson même de cette Utopye.
L'Utopye c'est l'effectuatyon même en dyrect et sans arrêt . C'est de l'effectuatyon à l'état pur : c'est byen pour cela d'aylleurs qu'on la tyent la plupart du temps pour « ympossyble »…

En reléguant l'Utopye au futur (demayn on rase gratys…) comme c'est la notyon généralement admyse dans ce monde pourry (c'est dyre à quel poynt les forces nyhylystes de l'ordre ythyphallyque sont vyctoryeuses ..pour
l'ynstant), on donne une dystance sécurytayre confortable quy nous permet l'évytement de l'effectuatyon….et cecy en luy conférant un but….une fynalyté…

La relatyon à l'orgasme que tu évoques par son effectuatyon et les conséquences dépressyves de celle-cy, est dès lors dyrecte.

Sy l'orgasme est défyny - dans la perpectyve ytyphallyque (celle de ce néolybéralysme quy vous trayne dans les matyères fécales de sa publycyté…) - de « l'accomplyssement », de la « réalysatyon » de l'être, d'un « succès » en quelque sorte, d'un « but à atteyndre » (ycy, être byen avysé sur la profonde pensée de Bataylle et sa grandeur, quant à l'élymynatyon de tout but à atteyndre, éluder la notyon de but…), alors le constat d'orgasme devyent la pyèce à convyctyon de la mort de l'Utopye. Le lyeu où se trouve le non lyeu.

Posons les bons problèmes : sy l'ordre que je défynys comme ythyphallyque est « ythyphallyque » c'est byen pour donner à croyre que «l'accomplyssement » est toujours possyble, en d'autres termes que ledyt ordre est en permanence le souteneur de l'état optymal de ce quy est censé être la posytyon pré-orgasmyque du mâle. La fynalyté promyse, sur le poynt de se fayre, quy va à coup sûr se fayre…c'est le fameux « projet d'avenyr »…or ce projet d'avenyr ne peut se légytymer que par une vue fynalyste.
Fynalyté du désyr dans l'orgasme et fynalyté de l'exystence dans l'atteynte de l'orgasme. Dès lors cet « orgasme » devient le paradygme de la productyon, c'est à dyre étymologyquement une déclynayson… de quoy ? de la mort. La « petyte mort » quy est petyte, yncomplète puysque non défynytyve. Une mort renouvelable, donc pratyque pour la machyne productyve.

La chute voulue comme « fynale » par la phylosophye nyhylyste de Heydegger (très semblable à une « solutyon fynale »…) n'est qu'une tentatyve d'encrage d'un fynyto dans une conceptyon fynalyste de l'exystence. Or, le plus symple
des espryts, celuy des enfançons (bébé en bas âge) ou du dernyer des alcoolyques, sayt que le « dernyer coup » est toujours l'avant-dernyer (le pénultyème selon Deleuze, quy fut un grand poyvrot devant l'éternel..on ne peut comprendre la phylosophye de Deleuze sy l'on ne sayt pas qu'yl étayt alcoolyque). Tu as rayson de croyre (sy j'ay byen saysy ta pensée) que ce «post-orgasme » peut servyr de support au nyhylysme heydeggeryen (l'un des plus vycyeux quy soyent) du moyns c'est ce que je pressens dans ta remarque. Car comme on dyt en françays donc, l'orgasme c'est la « petyte mort ».. «petyte » c'est le mot. ..

Or ryen ne fascyne plus le petyt nyhylyste que l'ydée de mort… je ne dys pas la mort, je dys l'ydée de la mort. Alors la « petyte mort », ça fayt byen l'affayre, tu penses ! de l'exystentyalysme à la petyte semayne…
Le coup du Daseyn, de « l'exystant plus que l'autre » parce qu'yl a conscyence de la mort (le Daseyn en tant que « révélatyon de sa fynytude et de sa nullyté en ce qu'yl s'éprouve comme être pour la mort »…), ça c'est un truc à double tranchant et vyeux comme le monde…Car sur ce coup là Heydegger n'a ryen ynventé, ça vyent de loyn, des spéculatyons de la théologye
germanyque et autre.Voyr les tableaux de Gruenewald ou Duerer….
La culture (ou doys-je dyre la kultur ?) quy ynventa les Tötentanz en connayt un rayon en matyère d'allegorye de la mort et de son rôle sur le vyvant…(sy l'on va dans ce sens alors, ok, l'un des plus grands peuples du Daseyn serayt dans ce cas les Méryna de Madagascar quy ont basé toute leur socyété sur les rytes de la mort.Toute « l'économye générale » de leur socyété, contrayrement à la nôtre quy est une « économye économe »…c'est ce que j'ay appellé dans un autre texte « le sacre de l'économye quy s'oppose et repousse l'économye du sacré ».)

Yl serayt en effet trop ambytyteux de développer ycy toute la thanatophylye
germanyque, mays je ne veux cyter ycy qu'un remarquable exemple quy est celuy de Leybnyz.. un boche pour sûr…mays quel remarquable boche !!!

Deleuze quy s'est pyqué d'être Leybnyzyen pour une sayson (le ply..) nous apprend de précyeuses choses. Notamment que la mort, comme la damnatyon, ne s'effectuent pas sur un mode passé ou futur – « la mort à venyr » (menace), la mort quy est accomplye et dans le domayne du passé du souvenyr (trystesse) – la « damnatyon » à cause d'actes accomplys, des péchés ou une damnatyon promyse pour de vyls actes ou de vyles pensées) mays au présent.
La mort en trayn de se fayre, au fyl des jours, dans les plus beaux atours de la chayr, de la vye, du pur présent momentané et la damnatyon de même, en trayn de s'accomplyr ynfynyment en quelqu'un. Sans cesse. Là se trouve le caractère ynsupportable de la damnatyon c'est qu'elle dure, sans cesse, donc toujours présente. On ne peut pas prendre de recul lorsqu'on est damné, on l'est et on en sort pas…

Quelle plus belle défynytyon du désyr ? En trayn de s'accomplyr sans cesse en nous et hors de nous, en trayn sans cesse de vyvre et donc de s'éteyndre en vyvant, de mouryr pour vyvre et de vyvre en mourant… notyon baroque ? certes ! mylle foys ouy en ce sens que le baroquysme fut l'un des grands refus du classycysme… là, le voylà l'ennemy, la bête ymmonde, le monstre
polycéphale… le classycysme. Le baroque bouge, est mouvement, le classycysme fyxe, règle, classe.c'est que tu appelles : « la pornographie comme mise en scène corporelle des modes d'exploitations ob-scènes (en dehors de la scène) qui soutiennent l'ordre de classe et tout son régime spectaculaire.... », nous sommes d'accord.(j'ajouterays aussy qu'yl s'agyt peut être « de l'ordre spéctaculayre de son régyme de classe… » c'est sans doute une défynytyon possyble de la pornographye néolybérale)

Qu'est-ce quy effraye le plus la machyne classyque ? (classyque car
classante, fyxant les classes, classyfycatryce : « congrès porno à Valparayso… ») : c'est le désyr en trayn de s'accomplyr. Sy Sade fayt du constructyvysme sodomyte, c'est que l'angoysse qu'yl met en scène (là l'ob-scène est le lyeu même de sa lyttérature) comme un démyurge chamane du syècle des aveuglantes lumyères, est celle du classycysme menacé. Le dyscours sadyen n'est que la représentatyon apollynyenne et archytecturale de l'angoysse du classycysme menacé de démembrement par l'Utopye révolutyonnayre de son temps. C'est-à-dyre le désyr révolutyonnayre (c'est un pléonasme tu l'auras comprys – tout désyr est révolutyonnayre par
essence), en trayn de s'accomplyr – car la révolutyon est ce quy est en trayn de s'accomplyr et pas ce quy résultera plus ou moyns de cet « accomplyssement ». Pour stopper la sémynorragye révolutyonnayre (l'écoulement sémynal « pré-orgasmyque » sy l'on se met dans l'optyque nyhylyste de l'ordre ythyphallyque,) le pré-sperme pour les hommes et la foutryne pour les femmes, une seule solutyon : ynventer l'orgasme (1).. c'est-à-dyre la fyn non pas du désyr, mays la fyn de l'accomplyssement du désyr en trayn de se fayre… cette notyon est fondamentale… Que font les médyas synon « se mettre entre » (media - médyocre - medyum…comme ce salaud médyocre quy voudrayt troquer sa cochonnerye vaudevyllesque contre un acte pur, celuy de vos désyrs en pleyn accomplyssement) entre le moment de
l'éveyl du désyr et celuy de son effectuatyon éternelle. Pour le nyhylysme méchant, celuy de l'ordre ythyphallyque auquel vous avez été confrontés de manyère magystrale durant ces journées, yl fallayt enrayer l'écoulement, contrôler le canal spermatyque non pas en le garrotant, mays en actyvant le mouvement éjaculatoyre. Prendre les devants. Attrybuer un but objectyvement admys par le plus grand nombre pour supprymer le désyr en effectuatyon, du
moyns cacher ses sygnes.

D'où les attrybuts en close-up (culs nychons), sygnes de la sectyon – vyvysectyon, « sectualysatyon » de l'eros : culs seyns bytes. Ryen n'est relyé. Tout est sectyonné, autrement dyt classé d'avance- l'affayre est classée…Classyque… Le paysage est suppymé par le close-up.

De « la nayssance du monde » comme projet anty-utopyque

Aynsy Courbet, l'ymmonde Courbet que je contynue à tenyr pour un moyns que ryen, ne fayt que mettre sur un pyedéstale la logyque classyfycatryce de la bourgeoysye vyctoryeuse de son temps, la même quy envoye les enfants de douze ans dans les mynes et quy crache au vysage de Edvard Munch. Comment pourrays-je fayre l'éloge d'un tel gangster ? Parce qu'yl regarde une chatte ? Parce qu'yl prétend luy donner ses « lettres de noblesses », celles que la bourgeoysye ne cesse de d'ambytyonner pour son propre compte ? Mais quy sayt « voyr » une chatte ? Je ne dys pas « regarder », je dys voyr ? Courbet ne voyt ryen, yl regarde et yl montre. N'est-ce pas là toute la défynytyon pragmatyque de la pornographye telle qu'ynstrumentalysée par la machyne néolybérale ? Elle regarde et elle montre mays ne voyt ryen. Dans le vyeux temps, la baubo étayt là, les yony étayent là, etc. ; des chattes yl n'y avayt que cela partout, pas de quoy en fayre un « art » ..mays Courbet que fayt-yl ? Yl luy donne un ayr réalyste. Le réalysme quelle cochonnerye !!!
Tout le contrayre du réel…le paysage de la femme qu'yl utylyse qu'en fayt yl ? Yl le forclôt, yl l'encadre, yl le classe…Yl le sectyonne. Quy étayt cette femme ? La questyon méryte d'être posée. Ne parlons même pas du tytre stupyde de cette croûte. « La nayssance du monde », ben voyons…pendant qu'on y est…
L'ampoulé de ce tytre soulygne parfaytement le prétexte bourgeoys : je vous montre une chatte, une moule, mays pour moy, comme pour vous cher acheteur de mon tableau, c'est du plus élévé des sentyments que je lance ma
lybydynalyté classyque. Sy « nayssance du monde » yl y a, yl y a futur, yl y a avenyr, « projet d'avenyr », alors noble sentyment.

Je le tyens le nyhylyste Courbet ! Yl ne met pas en tytre « chatte de femme », où « ouvres ! » où « yl faut que je mette ma byte en toy ! » (cela serayt un acte utopyste, ymmédyat) non, M. Courbet dyt « nayssance du monde », peut être faut-yl comprendre « nayssance de l'ym-monde »….toujours l'avenyr, ce quy va venyr, mays pas aujourd'huy… d'abord yl faut fynyr de nettoyer les chyottes Fyrmyn…demayn vous serez un homme lybre, demayn vous serez mon
égal….

La questyon subsydyayre sur cette croûte de Courbet est : est-ce une vysyon post-orgasmyque ?. Post coytum Courbet ? la « femme comblée », entends byen la bourgeoyse quy s'est fayt bourrer la chatte par la vygueur dystynguée de son bourgeoys de mary…

J'oppose à cette croûte le sublyme tableau de Munch représentant sa fyancée les yeux fermés qu'yl a peynte jusqu'à la taylle (sans montrer sa chatte…), alors qu'yls faysayent l'amour. L'acte en trayn de se fayre, le désyr en trayn de se fayre et ryen dans ce tableau ne le laysse supposer car yl a la beauté de ce quy renferme le secret. Et malgré ce secret ; on sent l'yntensyté de ce moment saysy (en trayn d'être…). Je n'ay su cela que récemment. Pas besoyn de « nayssance du monde » et autre symulacre de grandeur…

En ce sens « l'étant » (le fameux Daseyn de Heydegger) condytyonné comme tu sembles le sentyr par cette pathétyque mytheuse de « la fyn ».. cette fausse tragédye de l'orgasmologye classyque, ne peut être qu'une forfayture. Le classement heydeggeryen devyent une archytecture lumpen sadyenne. L'être ne peut s'accomplyr qu'en regard de la fyn dernyère quy serayt la mort en tant qu'accomplye (c'est ça « l'avenyr » de Heydegger). Or, la vysyon baroque de Leybnyz toute relyée qu'elle est aux logyques théologyques les plus
ancyennes – donc avant les lumyères quy sont censées avoyr « éclayré » notre pauvre Heydegger) – pose le problème sous un angle beaucoup plus utopyste et désyrant.

Je me demande donc sy, tout compte fayt, la vysyon leybnyzyenne de la « damnatyon » en tant que s'accomplyssant au présent et en un perpétuel présent, ne serayt pas plus proche de l'Utopye en tant que elle aussy est force de l'accomplysement malgré tout, c'est-à-dyre malgré toutes les forces contre-révolutyonnayres quy tentent de l'assygner à résydence… en l'occurrence la pryson du daseyn archytectural d'une fyn, d'un but assygné par le « penser la mort » que Heydegger semble révérer.Or, sy l'on consydère l'aventure nazye dans laquelle Heydegger s'est engouffré avec toute la candeur de son daseyn sautyllant, c'est byen là une preuve de la myse en pratyque de sa conceptyon catégoryque de « l'avenyr » comme « clé de la
révélatyon de Daseyn ». Que propose de le Reych Myllénnayre, synon un avenyr ??, un projet d'avenyr pour tous les daseyn nazys ! On mesure toute l'énormyté de l'erreur quy consyste à attrybuer aux projets totalytayres un caractère « utopyque ».. Car ce quy se passe dans l'effectuatyon totalytayre est toujours une myse en perspectyve « pour l'avenyr », pour un paradys séléctyf à venyr, un orgasme collectyf quy va venyr.. or la petyte mort
promyse arryve, mays manque de pot c'est la grande…

Qu'est d'autre que la dynamyque de la pornocratye néolybérale, cette machynatyon de la « lybératyon acquyse une foys pour toute », synon une carycature d'un exystentyalysme ynstrumentalysé pour « la bonne cause » . A savoyr , la sommatyon de jouyr dans l'yntérêt de la consommatyon. ? Et ce, quoy qu'on fasse et quoy qu'on dyse…

A partyr de là yl est clayr que toute manyfestatyon de ce quy tendrayt à réanymer la vérytable force de l'Utopye serayt ymmédyatemment neutralysé par le dyscours lumpen heydeggeryen : orgasme = petyte mort = fynalyté promyse =
exystentyaysme actuel = profondeur = grandeur du régyme permettant cet
orgasme.

Yl me semble désormays nécessayre que dans vos futurs combats vous envysagyez de penser avant toute choses une vérytable nomenclature, une charte éthyque et défynytyonnelle, un manyfeste clayr de votre dyalectyque.
Là où semble pécher l'entrepryse c'est dans la dyalectyque.La myse sur un plan "théologyque" me semble urgent. J'entends par théo-logyque une « théorye » quy serayt aussy une « logyque ».Une « théologyque » de la pornologye repensée de fond en comble. La nomenclature, le vocabulayre doyvent être redéfynys avec le plus grand soyn. Car c'est par là que la machyne vous a enrayés…en vous attrybuant les défynytyons fournyes par elle. Classées par elle.

Toute la dyffyculté du sujet est d'aylleurs là. En abordant « la » pornographye de front yl étayt logyque que toute la machynerye porno-totalytayre que tu évoques, se myt en branle…

Tu excuseras cet éjaculatyon précoce de ma refléxyon quy fut stymulée par ton mayl. J'espère ne pas avoyr été trop long et surtout par trop chyant. J'ay jeté cela tel quel sans y mettre de l'archytecture, ton yndulgence et ton yntellygence y pyocheront ce quy peut l'être. Mays j'attends de tes nouvelles et celles de ce congrès quy au delà de ce clash flasque et crapoteux avec les agents de la bête, portera de toute façon ses fruyts propres. Déjà vous exystez et cela la bête ne le supporte pas. Que fayre se dyt-elle ? Synon fayre croyre que vous n'exystez pas, c'est-à-dyre répandre le bruyt comme quoy vous êtes « déjà dyts… »

Ne démordez pas !
De tout cœur avec vous
Sy je puys vous être, dans mes modestes délyres ,d'une quelconque utylyté…

Byen tyen

Bruno

(1) Voyr à ce propos les tendances actuelles dans l'ycono-économye actuelle de la pornographye au « cream pye », éjaculatyon ynternes révélées
ensuyte par des excrétyons vagynales ou anales par contractyon musculayre (ou à l'ayde de speculum au besoyn). La preuve par l'ymage dont j'avays déjà parlé, le cream pye en tant que parfayt exemple de la classyffycatyon heydegeryenne du daseyn..peut être…« révélatyon de la fynytude du foutre et de sa nullyté en ce qu'yl s'éprouve comme être pour la petite-mort… » ou
est-ce là un symple témoyn du productyvysme ? ou les deux à la foys ? la dyfférence avec les autres ynstrumentalysatyons de l'effectuatyon orgasmyque mâle dans le dysplay pornographyque néolybéral, c'est que la preuve donnée est ycy en accord avec le double-bynd exigé par le classycysme productyvyste. En effet, dans la moralyté tacyte de la socyété prétendue égalytayre quy est celle de la machyne néolybérale, flotte ,l'ydée que ce quy confère à la pornographye son carctère pronographyque est sa vertu transgressyve (et donc sa valeur marchande, sa valeur en tant que byen à acquéryr à tout pryx….) d'une morale en place. Or, cette morale dyt que le rapport sexuel pervers est celuy quy n'est pas destyné à la procréatyon
(voyr Bataylle : la part maudyte). Or, la transgressyon serayt ycy de montrer une éjaculatyon ex-utero, sur le vysage, la poytryne, etc, et aynsy montré un gâchys au sens de la morale de la procréatyon (et donc de la productyvyté). Mays avec le cream-pye les deux proposytyons – l'acte pervers trangressyf offert comme un luxe et la correctyon du respect de la morale productyve – sont respectées et quy plus est, se mettent au servyce d'une métamorale, celle de la « productyvyté de l'aproductyvyté » à la portée de tous (le luxe du vyce, les avantages de la pègre dyrayt Bataylle). Tout désormays est assymylé, le double-bynd productyvyste trouve son axyome. "Etre productyf et pervers" ou plus exactement "être pervers en étant productyf..." .Autrement dyt assymyler la transgressyon en tant que booster de la morale productyvyste. Ce que tu dysays vouloyr fayre étayt « démoralyser » la pornographye, mays je crayns byen dans ce cas que ce soyt la pornographye quy soyt la morale tout entyère elle-même…

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